Burqa : l'imam chassé de Drancy s'explique sur internet

. | 10.02.2010, 16h03 | Mise à jour : 16h15 Chassé par une partie des fidèles après sa déclaration hostile au port de la burqa en France, l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, vient de s'adresser à la communauté musulmane, dans un long communiqué publié sur le site de la mosquée de Drancy (www.mosquee-drancy.fr). Dans ce message aux fidèles de sa mosquée, il met en garde contre le «racisme et l'intégrisme» qui sont «le vrai problème des musulmans français». L'imam Chalghoumi, dans une interview au Parisien, en janvier dernier, s'était déclaré favorable à une loi interdisant le port de la burqa, assortie d'un travail pédagogique. Quelques jours plus tard, son entourage avait dénoncé l'irruption d'un «commando islamiste» dans la mosquée, en son absence, et évoqué des «menaces de mort» visant l'imam Chalghoumi. Celui-ci indique dans sa déclaration avoir porté plainte contre X. Une version que certains fidèles de la mosquée ont démentie. Ils ont à leur tour porté plainte pour «propos calomnieux». Mercredi, dans sa déclaration, l'imam rappelle que la burqa n'est pas une obligation religieuse, et qu'elle peut nuire à l'islam de France. Il dit, en allusion aux missions Gerin et Copé sur le voile intégral, que «les commissions qui traitent des sujets qui concernent les musulmans ne doivent pas être composées exclusivement de députés» et souhaite «la mise en place de commissions paritaires, moitié députés ou préfets, et l'autre moitié CFCM (Conseil français du culte musulman, ndlr) ou imams». Il a été traité de «renégat» et de «mécréant» «J'ai dit aussi, ajoute l'imam, que la burqa ne doit pas voiler les deux problèmes qui font souffrir les musulmans français et qui mettent en danger notre pays la France: le racisme et l'intégrisme». «Le problème n'est pas une loi contre la burqa, mais qu'en France, il n'y a aucun citoyen musulman qui soit membre de la Représentation Nationale pour participer à la création et aux votes des lois, le problème est qu'il n'y a aucun député musulman. La femme musulmane française mérite d'entrer au Palais Bourbon et non de disparaître derrière une burqa», dit-il encore. Il revient sur les incidents survenus à la mosquée et sur les menaces à son encontre, réaffirmant qu'il avait été traité de «renégat» et de «mécréant» et qu'on avait menacé de «liquider (son) cas». «C'est à la justice de notre pays de juger cette menace et cette opération signée par "la Mort avec la colère de Dieu"», a-t-il fait valoir sur le site de l'association qui gère la mosquée et dont il est le responsable. alkhabar.fr/afp et le parisien


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