2011, une année "utile" placée sous le signe de la rigueur, promet Nicolas Sarkozy

alkhabar.fr Lors de ses vœux à la nation, le président français a brassé large. Défendant l'euro et les valeurs républicaines, il a rappelé la nécessité des réformes, de la compétitivité française et de la politique de rigueur. Par Dépêche (texte) Reuters - Nicolas Sarkozy a promis vendredi, à 16 mois de l’élection présidentielle de 2012, une année 2011 « utile pour les Français », auxquels il présentait ses voeux de Nouvel An dans une déclaration radio-télédiffusée. Le chef de l’Etat s’est ainsi engagé à poursuivre les réformes dans le respect des principes républicains, à défendre l’euro « de toutes (ses) forces » et à tenir les engagements de la France en matière de finances publiques. Il a reconnu que la crise la financière et économique internationale, commencée en 2008, avait pesé lourd et exacerbé le sentiment d’injustice ressenti par les salariés français. « Ne croyez pas, mes chers compatriotes, ceux qui proposent que nous sortions de l’euro », a-t-il dit au terme d’une année marquée par la crise la plus grave de l’existence de la monnaie européenne. « La fin de l’euro serait la fin de l’Europe. » « Je m’opposerai de toutes mes forces à ce retour en arrière qui ferait fi de 60 ans de construction européenne », a ajouté Nicolas Sarkozy, dans cette déclaration également retransmise par le site internet Dailymotion. Un président "protecteur" Il a estimé que l’année 2011 s’annonçait « porteuse d’espérance » avec un retour de la croissance et les premiers fruits des réformes engagées, dont celle, fortement contestée cet automne dans la rue, du système de retraite, désormais « à l’abri » selon lui « de la faillite inéluctable qui le guettait ». « Ma conviction la plus intime pour 2011 est qu’il nous faut continuer inlassablement à renforcer nos atouts et à effacer nos points faibles en étant plus compétitifs, en formant mieux nos jeunes, en travaillant mieux, en réduisant nos dépenses publiques et nos déficits sous peine de voir notre indépendance gravement menacée », a-t-il poursuivi. « La France tiendra donc ses engagements en équilibrant ses comptes. Je ne transigerai pas sur cet objectif », a ajouté le chef de l’Etat, dont le gouvernement a engagé le pays dans une cure d’austérité. Nicolas Sarkozy, dont nul ne doute qu’il sera candidat à sa succession en 2012, a fait valoir que la France ne pouvait pas se payer le luxe d’une « année d’immobilisme pré-électoral ». « Nous allons donc continuer à réformer parce que c’est la seule façon de préserver notre modèle et notre identité » et « la seule façon de protéger la France et les Français », a-t-il dit - un mot, « protéger », qu’il a prononcé à cinq reprises. Il a rappelé sa promesse d’engager en 2011 la création d’une branche de la Sécurité sociale pour aider les personnes âgées dépendantes et l’harmonisation des fiscalités française et allemande pour « protéger (les Français) des délocalisation » et de mettre en place des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels pour renforcer la lutte contre la délinquance. Un monde "plus régulé" et "moins brutal" « Ainsi, c’est le peuple qui pourra donner son avis sur la sévérité de la réponse à apporter à des comportements qui provoquent l’exaspération du pays », a-t-il expliqué à ce propos. Il a également promis de travailler « sans relâche » avec le Premier ministre François Fillon, en qui il a redit avoir toute confiance, au service d’un retour de la prospérité française et de la création d’emplois. « Je ferai mon devoir en écoutant, en dialoguant mais, lorsque le moment sera venu, en prenant les décisions qui s’imposent dans un esprit de vérité et de justice », a-t-il souligné, en faisant notamment allusion au bras de fer de cet automne avec les syndicats sur la réforme des retraites. Il a aussi promis de respecter les principes républicains que sont la laïcité et le refus du communautarisme. La loi interdisant le port du voile intégral, ou burqa, sera ainsi appliquée « dans l’esprit comme dans la lettre », a insisté Nicolas Sarkozy. Enfin, en cette année de présidence française du G8 (le groupe des principaux pays industrialisés) et le G20 (qui réunit les principales puissances économiques de la planète), il a réaffirmé que la France défendrait l’idée d’un monde « plus régulé » et « moins brutal ». alkhabar.fr reuters samedi 1 janvier 2010


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