Grève illimitée lundi des postiers à Paris

Quatre syndicats (CGT, SUD, CFTC, FO) appellent lundi à une «grève illimitée» dans les 185 bureaux de poste parisiens à la veille de la grève nationale prévue mardi contre le changement de statut de La Poste. Avant le mouvement de grève nationale prévu mardi, les postiers parisiens donneront le ton dès demain lundi dans les 185 bureaux de la capitale. «Nous avons décidé une grève illimitée» car «avec les réorganisations, les files d'attente se multiplient et les usagers qui rentrent dans un bureau de poste ne savent même plus où trouver les guichets», justifie Olivier Gault (CGT) qui dénonce des bureaux de poste «transformés en magasins, envahis d'automates et de présentoirs pour vendre des gadgets». «Derrière sont souvent dissimulés, au fond de la pièce, les guichets où aucun employé n'est là pour répondre aux questions. C'est ça le plan de réorganisation "bienvenue à la Poste"», a ajouté le syndicaliste. Depuis le début 2009, 140 postes ont disparu dans les bureaux parisiens, affirment dans un tract les quatre syndicats, listant 15 revendications dont «l'arrêt des suppressions de poste» et le «retrait du projet de privatisation». La CFDT ne s'est pas associée à cet appel à la grève illimitée, mais est cosignataire de l'appel des quatre autres syndicats pour une «journée nationale de grèves et de manifestations» mardi, contre le changement de statut de La Poste en société anonyme. «7 500 suppressions d'emploi en 6 mois» Les résultats semestriels de La Poste «communiqués fin août font état de 7 500 suppressions d'emploi en 6 mois» a indiqué à l'AFP Pascal Barroit, administrateur CGT. «De janvier à juin, par le non-remplacement d'un départ sur trois, on arrive à 3 400 emplois en moins», a indiqué de son côté un porte-parole de la Poste, selon qui la différence pourrait s'expliquer par la diminution du nombre d'emplois à temps partiel ou de CDD. A Paris, 15 des 27 salariés du bureau de Chateau-Rouge sont en grève depuis le 7 septembre à l'appel de la CGT, pour réclamer l'abandon des projets «Bienvenue à la Poste» et la suppression de deux emplois, a indiqué Jérôme Cottenceau, de la CGT.


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