Le président du FMI n’était pas le bienvenu en Turquie

Après George W Bush, c'est Dominique Strauss Kahn qui a été la cible d'une chaussure, en Turquie, jeudi. La chaussure, nouvelle arme de protestation massive. Après George W Bush attaqué par une chaussure irakienne, c’est Dominique Strauss Kahn qui s’est vu menacé jeudi par une chaussure turque. La copie a bien moins de valeur que l’original. D'abord, l’étudiant turc «de gauche» n’a fait qu’imiter Mountazer Al-Zaïdi, le journaliste irakien qui avait jeté une chaussure en direction du président américain George W Bush le 14 décembre dernier. D’autre part, le lancer turc était moins bien exécuté que le lancer irakien. La chaussure de sport de l’étudiant qui a visé Strauss-Kahn a rebondi sur la tête d’un autre avant d’atterrir à un mètre du président du FMI. Il n'a même pas eu à l’esquiver. Alors que le lancer irakien avait au moins eu le mérite de faire courber le président américain. Toujours est-il que le 14 décembre 2008 a marqué le début d’une nouvelle ère: celle de la chaussure revendicatrice. Le journaliste, furieux contre George W Bush, avait catalysé la souffrance et la frustration des Irakiens. Selcuk Ozbek, étudiant turc, et collaborateur d’un journal de gauche a voulu en lançant sa basket montrer son désaccord avec l’institution que préside Dominique Strauss-Kahn, avec en guise de cri de guerre: «FMI, va-t-en de Turquie!» Comme seule réaction, le Français s’est félicité d'«un débat ouvert» suscité par sa conférence.» On espère donc que le lanceur turc ne subira pas le même destin que le lanceur irakien qui s’était vu condamné à neuf mois de prison par la justice de son pays pour agression contre un dirigeant étranger et libéré le 15 septembre dernier. Et vu que la pratique de la chaussure vengeresse se popularise, on peut se demander qui sera la prochaine cible.


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