Une vieille dame lègue sa fortune à ses chauffeurs de bus

Une habitante de Dieppe (Seine-Maritime) décédée en mars 2008 à l'âge de 86 ans a légué toute sa fortune évaluée à 280 000 euros à environ 200 personnes qu'elle a croisées au hasard de la vie, dont les chauffeurs de la compagnie de bus locale. C'est le bi-hebdomadaire Les informations dieppoises qui raconte l'histoire cette semaine. Celle de Jeannine Vromant, née le 25 décembre 1922 à Roubaix, une «petite dame» presque aveugle, fille unique, jamais mariés, sans enfant, et qui a voulu transmettre ses biens à tous ceux qui l'ont aidée dans la vie. Son testament prend parfois des airs de Cluedo. Et son notaire, Me Francis Bécu, qui travaille depuis un an sur ce dossier, manque parfois d'indices pour retrouver certains héritiers. «C'est une très jolie histoire même si ce n'est pas un cadeau pour nous», ironise-t-il. Parmi les bénéficiaires figurent des infirmières, des aides-soignantes, un architecte, cinq employés de l'administration ou encore tous les chauffeurs de bus de la compagnie Stradibus de Dieppe. De ces derniers, l'acte testamentaire précise : «Stradibus, pour l’ensemble de son personnel, entre quarante et cinquante personnes, y compris chauffeur indou» et raconte «presque aveugle, la plupart des chauffeurs ont eu l’extrême élégance, depuis 1992, de s’arrêter à ma hauteur, me voyant très handicapée. Encore merci à eux… » Le notaire, qui voit dans cette femme originaire de Roubaix l'incarnation de «la bonté», évalue à environ 1 200 euros en moyenne la somme que recevra chaque bénéficiaire après déduction des frais de succession. Sur les 200 courriers envoyés par le notaire début août, environ 120 ont reçu une réponse. Au siège dieppois de la compagnie de transports, c'est avec le sourire qu'on répond au téléphone. «Vous m'appelez pour l'héritage», répond au Parisien.fr Camille d'une voix flutée. «Oui oui, moi aussi je fais partie des bénéficiaires, c'est une histoire incroyable», assure la jeune femme, qui avait croisé Jeannine Vromant une quinzaine de fois. Et d'expliquer qu'un jour, la bonne fée avait demandé la liste du personnel de l'entreprise pour la transmettre à son notaire. «On n'en avait ensuite jamais entendu parler, on avait tous oublié».


Les commentaires reflètent l'opinion des propriétaires

Ajoute commenatire
Nom :

Email :

Commentaire :