Ahmadinejad et Kadhafi font scandale à l'ONU

Deux provocateurs, le Libyen Mouammar Kadhafi et l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, figuraient mercredi soir parmi les orateurs devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. Leurs discours n'ont pas manqué de provoquer des remous.

Une douzaine de délégations, dont la française et l'américaine, ont quitté la salle pour protester contre les propos jugés antisémites du président iranien. Lors de son allocution devant les 192 représentants des Etats membres de l'ONU, Mahmoud Ahmadinejad s'est livré à un long réquisitoire contre l'état actuel du monde, dirigeant des attaques à mots le plus souvent voilés contre les Etats-Unis et Israël. «Il n'est plus acceptable qu'une petite minorité domine la politique, l'économie et la culture dans une large partie du monde grâce à ses réseaux sophistiqués, instaure une nouvelle forme d'esclavage et nuise à la réputation d'autres nations, y compris des nations européennes et des Etats-Unis, afin d'atteindre ses objectifs racistes», a t-il lancé.

Un discours «inacceptable», selon un diplomate français, qui a précisé qu'une concertation entre Européens avait eu lieu au préalable pour décider d'un éventuel départ. «Il est décevant que M. Ahmadinejad ait choisi une nouvelle fois de recourir à une rhétorique haineuse, insultante et antisémite», a déclaré dans un communiqué Mark Kornblau, porte-parole de la mission américaine auprès de l'ONU. Le Canada avait pour sa part annoncé qu'il boycotterait le discours.
Des milliers de manifestants devant l'ONU
Campés devant le siège de l'ONU, des milliers de manifestants ont dénoncé la présence aux Etats-Unis du président iranien, mais aussi du numéro un libyen Mouammar Kadhafi. Pour le dirigeant libyen, qui s'est éternisé pendant une heure et demie à la tribune, il s'agissait d'une première en quarante ans de pouvoir. Actuellement président en exercice de l'Union africaine (UA), il s'est livré à une diatribe contre l'Occident, lors d'un discours-fleuve où redites, improvisations et bizarreries ont été légion.

«Qui a dit que les talibans sont des ennemis ? Oussama Ben Laden est-il un taliban? Non. Ceux qui ont attaqué le World Trade Center à New York étaient-ils talibans, étaient-ils afghans? Non», a-t-il martelé. «Si les talibans veulent établir un Etat religieux, OK, comme le Vatican. Le Vatican constitue-t-il un danger pour nous? Non,» a t-dit.

Kadhafi a du mal à planter sa tente

En marge de cette intervention, les passions se sont également déchaînées lorsque Tripoli a essayé de trouver un emplacement pour planter la tente de bédouin où le colonel Kadhafi s'installe habituellement. Après s'être vu refuser successivement Central Park puis un terrain à Englewood dans le New Jersey (ouest de New York, où la Libye possède une propriété), le tabloïd New York Post rapportait mercredi qu'une tente semblable à celles qu'affectionne Kadhafi avait été dressée dans une résidence du milliardaire Donald Trump dans le comté de Westchester, au nord de New York. Un inspecteur du travail est intervenu mardi soir et a réussi in extremis à faire enlever l'installation, assurait le Post.


Les commentaires reflètent l'opinion des propriétaires
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Ils ont raison mais il parait que personne ne s´interesse à leur propos.tout le monde a peur des Juifs alors ces 2 hommes là sont considérés comme des fous!


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