Sarkozy ironise sur la polémique Clearstream

«J'ai travaillé jour et nuit. Je n'ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante», a raillé le chef de l'Etat à l'issue du G20 après l'émoi qu'ont causé ses propos sur les «coupables» de l'affaire Clearstream.

Trop accaparé par le G20 pour y prêter attention. Nicolas Sarkozy a tenté de se placer au dessus de la mêlée et a minimisé vendredi la portée de ses propos sur «les coupables» de l'affaire Clearstream, qui ont déchaîné la controverse. «J'ai travaillé jour et nuit toute cette semaine et je n'ai pas eu le temps de suivre tous les aspects de cette polémique certainement passionnante et que je retrouverai en retournant à Paris», a ironisé le chef de l'Etat à l'issue du G20.

Dans ce que certains avaient qualifié de «lapsus», Nicolas Sarkozy avait affirmé mercredi, lors d'une interview, qu' «au bout de deux ans d'enquête, deux juges indépendants, en charge de l'affaire, ont estimé que les coupables devaient être traduits devant un tribunal correctionnel». Des propos qui ont déclenché en France une tempête de protestations. Des opposants au chef de l'Etat y ont vu un un écart de langage traduisant un mépris du principe de la présomption d'innocence qui impose de parler de «prévenus» jusqu'à un jugement définitif.

Dominique de Villepin, qui s'est senti particulièrement visé par les propos du président de la République, a assigné Nicolas Sarkozy en justice pour atteinte à la présomption d'innocence.Une action symbolique puisque le chef de l'Etat jouit d'une immunité totale durant son mandat.


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